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Démarche, 2026

Née à Montpellier en 1982, Leïla Rose Willis a grandi à la campagne dans un milieu artistique et multiculturel. Elle étudie aux Beaux-Arts et obtient son DNSEP à Rennes en 2006. Elle se forme ensuite en soin énergétique pendant un an (Usui Reiki Ryoho) et commence la méditation. En 2007, elle s’envole pour un voyage d’un an en Amérique du Sud et du Nord, à la rencontre de différents peuples autochtones et de leurs medecines (Shipibo-Conibo en Amazonie péruvienne, Navajo en Arizona et Zapotecs de Oaxaca au Mexique). Ce voyage pose les bases de recherches qui sous-tendent toujours son travail, entre art, mystique, soin et neurosciences. Abordant son expérience esthétique comme une recherche de formulation commune à tous les éléments du Vivant, Leïla Rose Willis réalise des œuvres qui traduisent des langages, des organismes et des rythmes plutôt que des représentations du monde. Les œuvres naissent d’immersions doublées d’intuitions et de visions.
Lorsqu’elle dessine, plie, découpe, tresse ou peint des deux mains, la sensation d’un lieu, ou le souvenir d’une résonance convoque un temps de fabrication méditatif. L’importance du geste pour ce qu’il est, du jeu de faire, révèle une dimension sacrée essentielle. Allant du dessin à l’installation en passant par la performance, les œuvres se complètent et se répondent. L’eau est l’élément central de sa relation au Vivant, l’élément métabolique faisant résonner l’humain avec l’environnement.
En 2021 elle poursuit ses recherches sur la trace et la sémiologie de l’expression en se formant à la méthode du « Jeu de peindre » auprès d’Arno Stern. En 2022, afin de libérer encore son geste et d’affiner ses perceptions extra-sensorielles, elle participe à un stage intensif de transe cognitive auto-induite sur la méthode de Corine Sombrun. Cela déclenche son ambidextrie, qu’elle travaille en laissant les formes organiques et symétriques apparaître, à l’écoute de ces traces-témoins captées en état de transes et de connexions avec diverses formes du Vivant. À l’automne 2024, cette approche intuitive s’étend à la performance avec Anattā, performance de peinture ambidextre. Réalisée en pleine conscience du souffle et en résonance subtile avec le public, la musique et les énergies des lieux, Anattā révèle les liens visibles et invisibles, à l’écoute de ce qui émerge. Ce pan récent de sa pratique apparaît comme l’essence sublimée de 20 ans d’expérimentations plastiques, en corrélation directe avec ses recherches sur les états de conscience non ordinaire.

Depuis 2004 ses œuvres ont été exposées en Islande en 2013 à Alliance Française de Reykjavik, au Québec en 2015 à la Yellow Fish Art Gallery à Montréal, au Japon en 2009 à Hiroshima lors
de la journée de commémoration et en 2017 au « Tokyo Design Festa 45 » au Tokyo Big Sight, , en Californie en 2019 à la Dorland Art Colony à Temecula, en Belgique en 2022 à l’Abbaye de Forest à Bruxelles et principalement en France ( 2005 -« Bredi-breda» au Frac Ile-de-France Le Plateau, Paris / 2007 -« La Nuit des Musées » au Château de la Malmaison à Reuil-Malmaison / 2011 – « Salon Jeune création 2011 » au 104, Paris / 2013 – « Traversée d’Archipels » à ESAD, Le Havre / 2017- « Surfer un arbre » au Centre d’Art Contemporain Passerelle, Brest / 2018 – « 48°N 5°W » à la galerie 36 bis, Tourcoing – « Matelote » à la Cité de la Dentelle et de la Mode, Calais / 2022 – « Home sweet home » à la Petite Fabrique d’Art, Paris / 2023 – « Animal, végétal, minéral » à la galerie Laura Pêcheur, Paris – « ondées » à la galerie Agapé Hub, Paris).

Plusieurs de ses peintures et dessins ont intégrés des collections particulières en France, en Suisse, en Islande, en Angleterre et aux États-Unis. Elle participe régulièrement à des résidences-mission et des résidences de création, espaces-temps d’immersions qu’elle affectionne particulièrement puisqu’ils provoquent des changements d’habitudes et des rencontres.